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17 octobre 2014

 philippe-le-nohaic-enseignant-a-kernilien-a-la-passion-des 2117166 528x397Le 8 novembre, le lycée de Kernilien fêtera ses 50 ans. L'occasion d'une grande fête dans son enceinte, dès 14h. Elle se terminera par un repas et un fest-noz animé par des anciens de Kernilien : professeurs, élèves, personnels... Parmi eux, Philippe Le Nohaïc, professeur de zootechnie au lycée et ancien élève lui-même.

J'y suis entré en 1978, quatorze ans après l'ouverture, pour étudier la production animale en BTS », se souvient-il. Philippe Le Nohaïc a grandi à Montreuil (93), avant d'être pensionnaire au lycée agricole d'Amiens (80), où il a passé son brevet de technicien agricole. Mais il avoue n'avoir qu'une chose en tête à l'époque : revenir en Bretagne, près de La Chapelle-Neuve, où ses grands-parents tenaient une ferme. « J'y passais toutes mes vacances. C'est là que j'ai pris la passion des bêtes. » Pour ses études supérieures, le choix de l'établissement s'est imposé à lui : le BTS productions animales était seulement enseigné dans neuf établissements. « Pour moi, c'était évidemment Kernilien. »

Dans son rêve d'enfant

Depuis, ce passionné du bocage n'a plus quitté sa Bretagne et surtout il a réalisé un rêve d'enfant : il vit dans la maison de ses grands-parents où, en plus d'être prof, il élève un troupeau de 120 brebis, des chevaux de Mérens et des vaches. « Mes grands-parents avaient des cochons et une quinzaine de vaches. La traite se faisait à la main et les travaux des champs avec une jument. J'ai vu l'arrivée du premiertracteur et l'installation de la machine à traire », relate-t-il.

Juge arbitre de handball

Philippe Le Nohaïc vit à 100 à l'heure ! C'est un hyperactif. Dans les années 1980, BTS en poche, il a enchaîné le service militaire, un boulot chez un éleveur de veaux de boucherie (800 têtes à l'engrais et 400 brebis), un poste dans une station de sélection porcine, puis cinq années comme régisseur de la ferme du château du Bois de la Roche à Coadout, avec 300 brebis, 60hectares de bois et le parc du château. En parallèle, il a sillonné la moitié Ouest de la France en tant qu'arbitre national et international de handball. Cette passion du hand ne l'a pas quitté ; ainsi depuis trois ans, il officie comme juge arbitre observateur N2 - N3 sur toute la région. Alors, comment devient-on professeur en lycée agricole ? Un peu par hasard. « En 1988, j'ai commencé à mi-temps au centre de formation agricole pour jeunes de Plouvara : productions animale, végétale, machinisme, physique-chimie, mais aussi économie, maths et même le sport » ! En 1992, l'établissement a été fermé et les 4e et 3e ont été transférés à Kernilien et, avec eux, une grande partie du personnel. « C'était étrange de se retrouver enseignant là où j'avais été étudiant : j'avais comme collègues mes anciens profs », s'amuse-t-il.

« Je chanterai du kan ha diskan »

Cela fait donc vingt-deux ans aujourd'hui que Philippe Le Nohaïc enseigne à Kernilien. Pendant ces années, il a eu en charge les 4e, les 3e, les Bac pro et a assuré cinq ans de direction au centre équestre. Sa passion du métier d'éleveur, qu'il pratique au quotidien, est intacte et il s'applique à la transmettre à ses élèves. Comme beaucoup, il attend ce cinquantième anniversaire avec plaisir : « J'ai fait les 30 ans, les 40 ans. Je chanterai du kan ha diskan pour les 50 ans. J'espère juste ne plus être prof pour les 60 ans », plaisante-t-il. « Les 50 ans, c'est un événement spécial. Sur le secteur, Kernilien est une institution. C'est un élément incontournable du territoire. On a tous ici de très bons souvenirs, aussi bien en tant qu'anciens élèves qu'en tant que profs », conclut-il.


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